Luttes

La CGT intervient depuis longtemps sur les questions liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Le projet de loi portant sur l’ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe est l’occasion de marquer notre engagement pour gagner l’égalité pour les Lesbiennes, Gays, Bi et Trans (LGBT). Gagner l’égalité et le mariage pour tous, c’est aussi obtenir des droits dans l’entreprise et pour les salariés, les retraités et les privés d’emploi.

La participation de la CGT à la lutte contre les discriminations, pour l’égalité maintenant et plus particulièrement dans la période à propos du projet de loi sur le mariage pour tous et toutes, n’est ni un effet de mode ni un supplément d’âme à donner le change. D’ailleurs nous revendiquons au travers de nos repères revendicatifs « l’égalité d’accès aux droits et le droit effectif à la non discrimination.

Le mariage permettra l’égalité de droit pour les couples de même sexe, ainsi les salariés gays et lesbiennes pourront par le mariage obtenir la pension de réversion, les congés pour événement familiaux, etc.

Aujourd’hui le PACS et le mariage donnent des droits différents, en particulier en termes de succession et de filiation. Un PACS « amélioré » qui ne serait ouvert qu’aux couples de même sexe n’aurait pas de sens. De même que le PACS est ouvert à tous les couples, hétérosexuels et homosexuels, nous réclamons l’accès au mariage pour tous les couples, et non pas une loi spécifique pour les couples de même sexe. Tous les couples doivent avoir le choix de se pacser, de se marier ou de vivre en concubinage selon leur projet de vie.

Enfin, le mariage pour tous, n’ouvrira pas des droits en plus mais affirmera une égalité des droits pour tous les citoyens quel que soit leur orientation sexuelle.

Le combat pour l’égalité fait avancer les droits pour tou-te-s. C’est par l’engagement de chacune et chacun que nous le gagnerons.

La CGT dit Oui aux avancées de société qui font gagner des droits dans l’entreprise.

Elle appelle donc les salariés à participer aux manifestations qui se dérouleront partout en France, le 19 janvier dans de nombreuses villes de province et le 27 janvier à Paris.

Montreuil, le 11 janvier 2013

Par SNPF - CGT - Publié dans : Luttes
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mardi 4 septembre 2012
par  Charles Hoareau


La semaine qui vient de s’écouler a encore été une semaine hors norme pour les Fralibiens. Elle avait commencé lundi 27 août par un drôle d’anniversaire, celui des 700 jours de lutte. Anniversaire que les fralibiens et celles et ceux qui les soutiennent se seraient d’ailleurs bien passés de célébrer mais bon, en face ils ne nous laissent pas le choix.

Dans le même temps, la direction en coulisse annonçait qu’elle revenait sur sa décision de laisser les machines et que finalement tous comptes faits, elle voulait en reprendre 6, et devinez lesquelles ? Les plus neuves et plus productives bien sûr ! Pour un groupe qui proclame depuis deux ans qu’il est obligé de fermer l’usine de Gémenos pour cause de surproduction cela fait un peu désordre !...

Mais venant d’UNILEVER qui, depuis deux ans, multiplie les manœuvres pour empêcher le redémarrage de l’usine et dont le PDG mondial a montré récemment le peu de crédit que l’on peut accorder à ses propos et le mépris dans lequel il tient les travailleurs, plus rien ne peut surprendre.

Evidemment les fralibiens vigilants ne se sont pas laissé faire et finalement UNILEVER a été contrainte de respecter ses engagements. Néanmoins cet épisode a fait perdre une semaine à l’opération de rachat du terrain et des machines par la CUM (communauté urbaine marseillaise).

Vendredi donc ils étaient reçus à l’Elysée. Que dire de cette entrevue ?

- Les représentants de François Hollande et de Arnaud Montebourg ont réaffirmé le soutien du gouvernement à une solution qui permette de sauver des emplois. C’est bien mais concrètement ?
- Une nouvelle table ronde avec UNILEVER est prévue pour la mi-septembre et à peine cette annonce faite, UNILEVER, fidèle à son habitude, traine des pieds et pose des conditions.
- Evidemment pour les contraindre le gouvernement a un premier moyen très simple de pression : faire la lumière sur le rôle qu’a joué Xavier Bertrand, ministre du travail du gouvernement précédent, pour aider en toute illégalité, UNILEVER à faire passer son Plan de Casse de l’Emploi. La délégation reçue à l’Elysée n’a pas manqué de rappeler au gouvernement sa demande datant déjà de plusieurs mois d’une enquête administrative sur le sujet. Demande d’autant plus importante que si le PSE a été validé par la justice en possession d’éléments tronqués, les salariés ont fait appel et l’affaire doit revenir à l’automne devant les tribunaux. Le représentant de l’Elysée a écouté avec soin et s’est engagé… à ce que le ministre du travail réponde sur ce point : on pouvait espérer plus déterminé !

Les bizarreries d’un faux scoop

Dès le 15 mars dernier les délégués de Fralib alertaient tant la presse nationale que locale du coup de Jarnac de Xavier Bertrand.
Le jour même Rouge Midi publiait un article relatant les aveux du personnel de la DIRECCTE sur l’intervention de Xavier Bertrand interdisant au personnel de celle-ci de remettre aux délégués de Fralib la lettre d’observation qu’elle avait faite. Relation fidèle et pour cause, un enregistrement ne laissait aucun doute.

Quelques jours plus tard, ayant eu le fameux enregistrement, sous la plume de Francine Aizicovici, Le Monde reprenait cette information qui curieusement à l’époque ne soulevait pas de vagues à quelques jours du scrutin présidentiel. Rouge Midi ira plus loin en publiant le 20 avril suivant une nouvelle lettre de l’inspection du travail et datée du 3 avril, lettre relevant les infractions pénales commise par UNILEVER dans ce dossier, lettre dont le tribunal n’a pas voulu tenir compte en l’absence de la première. C’est bien l’absence de ces courriers qui a permis à la justice de valider le PSE…et cela non plus ne provoqua pas de vagues médiatiques à ce moment-là.

Et là bizarrement, en plein mois d’août, Le Parisien ressort les enregistrements, et la presse s’empare, enfin, du scandale. Une distraction de journaliste ? Un coup de fatigue ? Ou alors un décalage sciemment programmé ? Et si c’est le cas par qui et pour quoi ?

- Le gouvernement pourrait aussi, s’il est de « gauche » et si les mots ont un sens, réquisitionner la marque et l’usine. Cela aussi les fralibiens le demandent. Mais là le gouvernement renâcle. Il s’agit pourtant « simplement » d’avoir la volonté de s’affronter au capital. En quoi un gouvernement serait empêché de réquisitionner une entreprise s’il le décide ? Qui fait les lois si ce n’est le pouvoir désigné par le peuple ? N’a-t-on pas pareille décision prise récemment dans l’intérêt des travailleurs en Amérique latine : Venezuela, Bolivie et tout dernièrement Argentine ?

Des « milieux autorisés » qui s’autorisent à justifier les lenteurs gouvernementales

Pour le moment le gouvernement en reste à des propos rassurants mais les actes concrets ne suivent pas encore. Par contre il se trouve des gens bien intentionnés et présentés par une certaine presse comme des spécialistes bien placés pour nous donner leur avis et nous expliquer en lieu et place du ministre du redressement productif que tout n’est pas possible au cas où nous aurions fait nôtre la phrase du Che : « Soyez réalistes, demandez l’impossible » . Ainsi le Nouvel Obs et Henri José Legrand, présenté par le journal comme expert juridique au service des syndicats (admirez la précision !) qui tout en disant à plusieurs reprises ne pas « connaître le dossier » (bonjour la compétence) n’en hésite pas moins à dispenser ses conseils et avis qu’il « s’autorise à donner » comme aurait dit Coluche.

Ainsi il déclare tout de go « les pouvoirs publics n’ont aucun moyen d’imposer à une société de céder sa marque ». Ah bon ? Et en quel honneur ? Ce serait donc UNILEVER qui ferait les lois ? Et nous ne voterions que pour des pantins ?

Et de continuer par une mise en garde au sujet de la menace faite par le PDG monde sur les investissements français du groupe, en déclarant de façon péremptoire « cette menace ce n’est pas farfelu .Il faut que la France soit beaucoup plus attentive aux effets induits, aux retours de manivelles que peuvent provoquer de trop grandes difficultés opposées à des entreprises » . Et de poursuivre après avoir dit qu’il n’était « pas en mesure d’apprécier » qu’il était « sceptique quant à la pérennité d’une SCOP sur les décombres d’une entreprise qui allait fermer ». Outre le fait qu’on n’a rien demandé à cet avocat dont le journal oublie juste de préciser qu’il est un des avocats privilégiés de la CFDT et que ceci explique sans nul doute cela, on a envie de lui dire que s’il veut vraiment s’exprimer qu’il étudie avant le dossier et en particulier les rapports de l’expert commandés par le CE et qui concluent à la viabilité de l’entreprise [1].

Cela lui éviterait peut être de conclure par un appel à renoncer à résister « à tout crin » au nom de créations d’emplois qui seraient possible dans d’autres secteurs. Lesquels ? Comme sous-traitants de PSA ? De Continental Nutrition ? De Pilpa ? Comme employés d’Air France ou de Carrefour ?

Au-delà du caractère prétentieux voire insultant que peut représenter cette interview pour des salarié-e-s en lutte depuis plus de 700 jours pour le droit au travail et à la vie, on peut se demander quelle mouche a piqué le Nouvel Obs pour d’un coup faire appel à un « expert » qui vient nous expliquer que bien sûr il faut sauver les emplois mais que l’on ne peut plus produire du thé en France alors que, rappelons-le, la production de l’usine de Gémenos est exclusivement destinée à la consommation en France.

Acte journalistique de destruction massive d’espoir ou manœuvre en mission commandée pour des hommes du pouvoir cherchant à atterrir dans ce dossier sans faire trop de peine à la multinationale tout en donnant l’impression d’avoir fait le maximum pour les salarié-e-s ?

L’avenir le dira mais quoiqu’il en soit, comme le disait Rim à la sortie de l’Elysée, : « Ils ont vu qu’on était déterminés et que l’on ne lâchait rien. »


[1] sans même parler de la dernière lettre de l’inspection du travail qui conteste le caractère économique de la fermeture.

Par SNPF - CGT - Publié dans : Luttes
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Jeudi 9 février, six syndicalistes CGT de l’hôpital de Perpignan ont été entendues par la justice, pour « harcèlement moral sur 3 collègues ». C’est un dossier vieux de 6 ans, sorti juste avant les élections professionnelles de 2007, scrutin où la CGT a obtenu la majorité absolue pour la première fois, dossier ressorti avant les élections professionnelles de 2011 avec une demande de report faite par l’Union Départementale CGT et acceptée par le Président du tribunal.ÿÿÿÿ

Pour la fédération CGT de la Santé et de l’Action sociale, "Cette cabale a été montée de toutes pièces par l’ancienne direction, qui espérait ainsi porter le discrédit sur le syndicat.
Ce dossier est tellement vide que le Procureur n’a requis, injustement, que des amendes pour une des trois plaignantes.
En fait, l’ancienne direction devrait être devant la justice pour avoir tenté de trainer dans la boue six soignants, dont l’exemplarité professionnelle n’est plus à démontrer.
Une nouvelle fois, force est de constater que pour tenter de s’opposer au seul contrepouvoir dans les établissements que représente la CGT, certaines directions ne rechignent pas à essayer de discréditer des femmes, des hommes qui dans leur engagement, n’ont pour seul intérêt, que la défense des intérêts individuels et collectifs des salariés."

La CGT Santé-Action sociale exige que le 22 mars prochain un seul verdict soit prononcé : "la relaxe".

Par SNPF - CGT - Publié dans : Luttes - Communauté : Actualités syndicales CGT
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Cher camarade,

Réunis en AG de l’UL CGT d’Alès,le 5 janvier 2012, les syndiqués Alèsiens appellent solennellement notre Secrétaire Général, Bernard THIBAULT, à réagir et à trouver des solutions concernant la situation dramatique dans laquelle se retrouve un salarié de la Fédération CGT du commerce et des Services depuis le 13ème congrès de POITIERS de sa fédération en Mai 2011.

Il s’agit de notre Camarade Olivier BIREAUD.

Cette situation fait suite à une série d’évènements qui met en lumière un véritable acharnement de son employeur, la Fédération du Commerce et des Services CGT.

Acharnement qui vive à pousser Olivier à la démission. A l’évidence, les procédés d’exclusion mis en place ont provoqué une véritable usure mentale et ont plongé notre Camarade dans une dépression réactionnelle sévère (confère certificats médicaux joints).

Illustration par les éléments factuels :

- Courant juin 2011, sans aucune explication, son employeur le contraint à l’inactivité contre son gré. Il est mis au placard, toutes ses tâches de travail et outils de communication lui sont supprimées.

Curieuse coïncidence, cet abus de pouvoir fait suite au congrès.

- Courant juillet 2011, aussi sidérant que cela puisse paraître, son employeur prend non seulement une décision contraire au droit du travail, mais n’hésite pas à user d’un procédés déloyal qu’il prend soin d’abriter par du bluff !
Bien que n’ayant aucune clause de mobilité, son employeur lui impose une mutation arbitraire à MONTREUIL; affectation située à 700 Kms de son domicile familial. Et ce,avec un délai de prévenance de seulement 3 jours pour trouver un appartement et organiser son déménagement !!!
La meilleure des preuves est rapportée par le courrier sidérant, du 21 juillet 2011, de la secrétaire générale de la Fédération du Commerce et des Services, joint en annexe.

- Mieux encore:toujours sans explication, fin octobre 2011 Olivier est convoqué à MONTREUIL pour un entretien préalable - fixé au 2 novembre 2011 - en vue d’un éventuel licenciement
Rappel : devant cette annonce pour le moins impudente, le 25 octobre 2011, à bout de souffle, Olivier est placé en accident du travail suite à un malaise survenu sur son lieu de travail provoqué par les agissements répétés, harcelants, qu’il a dû subir (de la part de son employeur).

- Malgré la connaissance de la situation susmentionnée, début novembre 2011, son employeur fait fi des règles de la Sécurité Sociale. Pire encore : il continue dans son acharnement et campe dans sa position illégale, à savoir :
Au prétexte qu’Olivier a des sorties libres, l’employeur lui ordonne quand même de se rendre à l’entretien fixé au 2 novembre 2011 à MONTREUIL en vue de son éventuel licenciement !
La meilleure des preuves est rapportée par le courrier évocateur du 27 octobre, de la Secrétaire Générale de la Fédération du Commerce et des Services CGT, joint en annexe.

Serait-ce une faute que d’avoir exprimé un point de vue différent en mai 2011 lors du congrès fédéral de POITIERS, et avoir appliqué les décision de congrès et en particulier la fameuse résolution N°4 du 49ème congrès confédéral ?

La seule question qui vaille, pour nous syndiqués, c’est, COMMENT PEUT-ON ACCEPTER QUE CERTAINS RESPONSABLES DE NOTRE ORGANISATION, LA CGT, REPRODUISENT DES METHODES QUE NOUS COMBATTONS A L’ENDROIT DU PATRONAT ?

De plus, nous ne pouvons que dénoncer la véritable opération "d’intox" menée depuis juin à l’encontre des prétendus "fractionnistes".

La meilleure des preuves est rapportée par la note confédérale (jointe en annexe) adressée aux organisation du CCN datée du 26 mai (soit 6 jours après le congrès fédéral) et rédigée par la Secrétaire Générale de la Fédération du Commerce et des Services CGT (également secrétaire confédérale) et par l’administrateur de la confédération.

A n’en point douter, la fédération a choisi le silence face aux motions et courriers envoyés par les syndiqués, les syndicats, les ULs. Autrement dit, la fédération continue de camper sur ses positions d’exclusion.

BERNARD, face à ce gâchis, à maintes reprises, tu as été, toi aussi, personnellement destinataire des motions, des courriers... et sollicité, y compris par des camarades dont la probité ne peut être remise en cause, pour que des solutions soient trouvées.

VISIBLEMENT, RIEN N’Y FAIT ! La situation reste totalement bloquée.

Pour autant, nous ne pouvons croire que tu puisses laisser libre cours à de tels agissements totalement étrangers à l’éthique de la CGT.

Ceux qui usent de ces méthodes se rendent-ils compte qu’elles sont qualifiées en droit de "Harcèlement moral" et que c’est ainsi enseigné dans toutes nos formations CGT dispensée aux membres des CHSCT ?

Nous réitérons à nouveau notre demande, à savoir faire cesser ce bras de fer et trouver de réelles solutions. Nous te demandons, encore une fois et solennellement, de prendre tes responsabilités en ta qualité de secrétaire général.

Il suffit d’en avoir la volonté POLITIQUE et que tu sois persuadé que ce prétendu "groupe fractionnel" est une vaste fumisterie.

Nous te demandons donc de tout mettre en oeuvre pour créer les conditions d’une rencontre avec notre délégation pour trouver une solution POLITIQUE juste, efficace,apaisante et humaine parce que la situation des salariés du commerce l’exige.

La notoriété d’OlLIVIER dans la région, due à l’efficacité de son engagement à défendre les salariés et à faire grandir son organisation sur la base des choix majoritaires n’est plus à démontrer. Les salariés ont besoin de lui. La CGT a besoin de lui.

Y aurait-il une volonté de supprimer les camarades qui défendent et mettent en oeuvre les orientations de la CGT ?  La CGT serait-elle cohérente en agissant ainsi ?

Nous comptons sur ton esprit militant de 1er responsable de notre grande organisation syndicale.

Fraternelles salutations

Motion votée en AG de l’UL, le 5 janvier 2012 à l’unanimité des 97 camarades présents représentant 22 syndicats.

Par SNPF - CGT - Publié dans : Luttes - Communauté : Actualités syndicales CGT
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Le 9 février 2012, les salariés des GRETA sont appelés à une journée d’action par sept organisations syndicales (CGT Éduc'action, Sgen-CFDT, SNCL-FAEN, Snes-FSU, Snuep-FSU, UNSA-Éducation, SUD).

Jusqu’ici rattachés à des établissements publics locaux d’enseignement, les GRETA sont engagés dans une transformation à marche forcée en GIP (Groupements d’intérêt publics) autonomes à l’égard de l’Education nationale (loi Warsmann de mai 2011). Cette transformation est l’occasion d’un désengagement financier de l’Etat.
Les organisations syndicales représentant les personnels des GRETA sont opposées à cette transformation. Elles estiment que d’autres solutions existent.
Elles réclament en particulier :
-    des garanties pour la viabilité des GRETA et le maintien de leur appartenance au service public d'éducation
-    la reconnaissance de l’engagement et de l’implication des personnels des GRETA depuis de nombreuses années
-    le maintien du maillage territorial des GRETA pour que soit préservée une offre de formation continue de proximité
-    le retour sur les décisions de désengagement de l'État concernant notamment les postes de conseillers en formation continue


Les salariés de l’AFPA sont confrontés à des attaques similaires :
-    La volonté, toujours portée par le gouvernement et l’actuel directeur général, de sortir l’AFPA du service public et de lui faire lâcher prise sur son utilité sociale – projet qui passe par le démembrement déjà entamé de l’Association et un désengagement financier devenu radical de l’Etat.
-    Une transformation très brutale des structures et du fonctionnement internes (le Plan stratégique), faisant courir les plus grands dangers à l’AFPA et soumettant son personnel à une dégradation des conditions de travail d’une gravité sans précédent.
-    Un projet d’ « empreinte au sol » remettant en cause le maillage territorial de l’AFPA par la fermeture de nombreux centres de formation. Comme l’a encore confirmé le directeur général au cours du Comité central d’entreprise des 1er et 2 février, ce projet d’ « empreinte au sol » implique également les GRETA, les lycées professionnels et les CFA, mais aussi les Conseils régionaux.

Nous sommes donc en face d’un plan global de casse du service public de la formation professionnelle continue (le CNAM se trouve également soumis à des projets mettant en cause son cadre public et national) mais aussi initiale (fermetures en cours de lycées professionnels).

Cette situation justifie pleinement l’initiative engagée le 23 juin dernier par plusieurs organisations syndicales, dont la CGT AFPA – initiative qui avait permis à des salariés de l’AFPA, des GRETA, des CRP, de l’Education nationale, des CIO, de Pôle-Emploi, des organisations de chômeurs… de manifester ensemble à Paris pour la défense des services publics.


La CGT AFPA apporte son soutien à l’action engagée dans les GRETA le 9 février pour le plein succès de leurs revendications.

La CGT AFPA réaffirme son exigence de coopérations entre les différents acteurs de la formation du service public (AFPA, GRETA, CNAM, CRP…).
Des coopérations :
-    axées sur le développement d’un service de qualité aux usagers – en premier lieu, avec la mise en place de filières de promotion des personnes ;
-    respectant en conséquence les spécificités de chacun des organismes ;
-    assurant l’égalité d’accès à la formation ;
-    garantissant la pérennité et la continuité du service public sur tout le territoire et le développement de ses moyens (moyens humains, implantations de proximité, plateaux techniques) par des financements adaptés de la part de l’Etat et des Conseils régionaux (subvention) ;
-    reconnaissant l’engagement, l’implication et les métiers des personnels.


Pour faire face à la crise et à l’urgence sociale, pour répondre à des besoins devenus considérables, l’heure n’est pas à la casse des services publics mais à leur reconstruction et à leur développement.

La formation constitue aujourd’hui, un droit majeur, acquis au service des personnes et de la nation. Elle participe à l’émancipation sociale des individus et à la cohésion sociale.

Dans nos organismes de formation, mais aussi à l’extérieur la résistance s’organise et se développe en ce sens. C’est une excellente nouvelle !



Montreuil le 8 février 2012

Par SNPF - CGT - Publié dans : Luttes - Communauté : Actualités syndicales CGT
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